Je crois que c’est une question que beaucoup de parents se posent sur les aliments destinés à leurs enfants : est-ce bon pour lui ? Les céréales pour petit déjeuner sont souvent sous les feux des projecteurs : mauvaises graisses, sucre en excès, non nourrissants, composition douteuse, aliment ultra-transformé, risques pour la santé…

Alors j’avoue, quand on m’a proposé de visité l’usine de Chocapic et de rencontrer les différents acteurs du site de fabrication, j’ai sauté sur l’occasion avec quelques appréhensions. Allait-on être totalement transparent avec nous ? Le discours ne serait-il pas dirigé dans le sens souhaité ? Allais-je pouvoir vraiment voir par moi-même ce qu’il en est ? Cette visite et rencontre s’est faite dans le cadre du programme « C’est moi qui fabrique » qui existe depuis plusieurs années et qui permet aux consommateurs, journalistes et influenceurs de plonger en immersion dans la fabrication d’un produit. J’avais d’ailleurs déjà eu l’occasion de visiter l’usine Guigoz avec ce programme. Alors, plongeons !

Les céréales pour petit déjeuner Nestlé, des recettes qui évoluent

Après une présentation de chacun, puis de l’usine et ses règles de sécurité, on est entré dans ce qui m’intéresse le plus : la composition des Chocapic ! Il faut savoir qu’elle a grandement évoluée au fil des années pour correspondre au mieux aux attentes du consommateur. Ainsi, Nestlé Céréales souhaite nous « offrir un meilleur petit déjeuner chaque jour » en matière de nutrition mais aussi d’agro-écologie.

Depuis 2005, Nestlé a introduit les céréales complètes comme premier ingrédient de leurs recettes. Elles sont meilleures pour la santé et sources de fibres.
Le sucre, quant à lui, a été réduit d’environ -30% (33% dans les Chocapic). Le sel a été également grandement diminué. Quant à l’huile de palme, on lui dit au revoir sans trop de regrets, et bonjour l’huile de tournesol !

D‘ici 2020, toutes les céréales Nestlé auront le blé complet comme premier ingrédient, seront sans huile de palme, sans colorant, sans conservateur, sans arôme artificiel et avec moins de 25% de sucre. C’est déjà le cas des Chocapic et des Chocapic Bio.

En regardant le tableau nutritionnel et la liste des ingrédients, Nestlé respecte ses engagements. Cette évolution est très positive, car en modifiant les ingrédients de base, on modifie forcément la qualité d’un produit et son impact sur notre santé.

La fabrication des Chocapic

Je ne vais pas trop entrer dans les détails car cela peut vite devenir ultra-technique avec des machines de compétition !

Un mélange est réalisé avec les ingrédients principaux (céréales, une partie du chocolat, des arômes naturels). Il va alors subir le procédé le plus technique et emblématique : l’extrusion. Cela consiste à faire passer le mélange dans une filière, en chauffant le tout et en donnant la forme spécifique des Chocapic : des pétales. Ainsi, on obtient une texture légère. Les pétales vont être alors séchés de manière à obtenir l’humidité idéale pour enrober le pétale de sirop de chocolat ! Après l’enrobage, c’est le séchage final, les Chocapic sont prêts !

Pétale après extrusion

La phase suivante sera l’emballage en sachet puis en boîte cartonnée. Je vous invite à regarder cette vidéo afin de voir les différentes phases de fabrication.

De très nombreux contrôles sont effectués tout au long de la fabrication, que ce soit sur les matières premières, les risques de contaminations (physiques, organiques). Il y a même un détecteur rayon X qui mets de côté tous les paquets qui pourraient ne pas convenir pour la vente.

Ce qui dérange : La fabrication des Chocapic fait de lui un aliment ultra-transformé avec cette fameuse extrusion. Si elle confère des propriétés intéressante sur la texture de l’aliment, elle agit aussi sur son aspect nutritionnel : l’index glycémique se retrouve élevé. On évite donc de picorer des Chocapic hors repas (Je pense particulièrement aux ados !).

Peut-on donner sans risque des Chocapic à son enfant ?

Oui, il est tout à fait possible de proposer des Chocapic à son enfant. D’ailleurs, en comparaison sucre/céréales, un petit déjeuner type « tartine de confiture » sera équivalent d’un point de vue nutritionnel.
Cependant, cela doit être fait selon quelques règles :

  • Respecter la quantité conseillée. Chez l’enfant, un portion équivaut à 30 g. Sur les paquets de Chocapic, vous trouverez d’ailleurs l’équivalence en cuillères. Mieux vaut donc préparer soi-même le bol de son enfant ou de vérifier que le paquet dure plus de 2 jours chez l’adolescent !
  • Équilibrer le petit déjeuner avec un produit laitier et un apport en fruit. Cela permet de couvrir ses besoins nutritionnels pour ce repas, mais également de limiter l’effet de réponse de l’insuline liée à l’index glycémique. Ainsi, la digestion sera plus lente, le pic de glycémie moins élevé, et l’effet sur la satiété plus long.
  • Varier le petit déjeuner sur la semaine : alterner les tartines de pain (complet!), les petits déjeuners « plaisir » ou « sains ». En matière de nutrition, la variété est la clé !
  • ne pas en consommer hors d’un repas.

Je pense qu’il reste important de déculpabiliser les parents qui optent pour les ces céréales, mais aussi de leur rappeler qu’il faut encadrer leur consommation. Cela reste un aliment-plaisir, et le plaisir est important dans l’alimentation !

Pouvoir entrer dans la fabrique des Chocapic a été très rassurant pour moi, la maman qui veille à allier plaisir et nutrition ainsi qu’à la sécurité des aliments. Cela m’a également conforté dans mon choix d’en proposer ponctuellement, selon l’envie de mes enfants et de ne pas les interdire. A choisir, je préfère la version Chocapic Bio qui est un pas de plus vers un produit sain et respectueux de l’environnement.

J’ai apprécié découvrir l’évolution des céréales Nestlé, leur engagement dans le Bio, dans l’approvisionnement local et sur la réduction du sel et du sucre, du remplacement de l’huile de palme par de l’huile de tournesol et l’intégration progressive du blé complet. Chaque petit pas compte et d’observer les industriels aller sur cette voie est plutôt positif, n’est-ce pas ?

Merci à Chocapic d’avoir ouvert ses portes
et à l’agence Le Bureau de Com pour l’invitation.

2 commentaires

  1. C’est rassurant de voir que les fabricants font enfin des efforts sur la compo, il y en a de plus en plus et c’est bon à prendre même si ça devient un argument de vente comme un autre 🙂
    Les Chocapics ont le goût de ma jeunesse, j’adore ça ! Mes enfants ne savent jamais quoi manger le matin, c’est compliqué de trouver un truc qui leur fait envie et leur permet de tenir une partie de la matinée à l’école. Du coup on essaye les céréales de temps en temps !

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